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Gestion de Configuration (Logicielle) et Conduite du Changement

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jeudi 28 juin 2007

A propos de la Gestion de Configuration Logicielle (suite et fin).

Les activités du processus de gestion de la configuration sont imbriquées. 

  Identification de la configuration.
Il s'agit d'une suite d'activités ordonnée.
Définition de l'arborescence du produit et du choix des articles de configuration.
Documentation des articles de configuration.
Numerotation (méthode et application) des articles des articles de configuration.
Etablissement des configurations de référence.

 Maitrise de la configuration.
Dès la diffusion pour application des documents de la configuration, il convient que toutes les évolutions soient gérées. Les conséquences des évolutions, les exigences des clients et la configuration de référence affectée décideront du degré de formalisation du traitement des évolutions. Ils peuvent constituer la base des systèmes de classement en catégories d'évolution.
Cette procédure doit détailler les activitées suivantes.
décrire et justifier l'évolution.
évaluer les consséquences de l'évolution.
approuver ou refuser l'évolution.
mettre en oeuvre l'évolution et vérifier son application.
prendre en compte les dérogations avant et après production.
Afin de préserver l'intégrité de la configuration et de fournir une base pour la maitrise des évolutions, il import que les articles de la configuration, leurs constituants et leurs documents soient maintenus dans un environnement qui aide à obtenir la cohérence entre l'état "tel que réalisé" d'une configuration et l'état "tel que conçu".

 Enregistrement de l'état de la configuration.
Cette activité débute dés la premiere génération des données de configuration.
L'enregistrement de l'état de la configuration fournit tous les renseignements d'identification et tous les écarts par rapport à la configuration de référence. C'est ce que l'on nomme "la traçabilité des évolutions".
Il convient d'éviter la redondance d'information avec les activités d'identification et de maitrise.

 Audit de la configuration.

Cette étape intervient avant l'acceptation d'une configuration de référence afin de s'assurer que le produit est correctement décrit par ses docments de configuration. On distingue deux type d'audits de la configuration.
l'audit de la configuration fonctionnelle.
l'audit de la configuration physique.

 

Organisation de la gestion de la configuration

Il y à lieu d'organiser la gestion de la configuration de manière à assurer l'impartialité, l'indépendance et l'intégrité nécessaires pour atteindre les objectifs.
La structure de cette organisation est normalement reliée à l'organisation de projet. Il convient de définir les relations entre les activités qui contribuent au processus de gestion de la configuration. Ceci concerne la fonction gestion de configuration elle-même, les interfaces organisationnels, les équipes de développement, d'approvisionnement et de contrat, la gestion des données, la fabrication, l'assurance de la qualité et si il y a lieu, les sous-traitants et les fournisseurs.
Au sein de l'organisation du projet, on identifiera l'autorité chargé d'approuvé les configuration de référence (la "commission de gestion de la configuration").

 

Procédure de gestion de la configuration.

Le système de gestion de configuration est décrit dans des procédures référencées dans le plan de gestion de configuration. 

Procédure d'identification de la configuration.
Choix des articles de configuration.
Documentation des articles de configuration.
Méthodes de numérotation.
Configurations de référence.

 Commission de gestion de la configuration.
La commission a pour fonction de verifier
qu'elle a l'autorité requise pour la configuration de référence concernée;
que l'évolution est nécessaire;
que les conséquences en sont acceptables;
que l'évolution a été correctement classée et décrite dans les documents;
que le programme d'application de l'évolution aux documents, matériels et/ou logiciels est satisfaisant.

 Procédure de maitrise de la configuration.
Identifiaction et description du besoin d'évolution.
Il convient que toutes les demandes d'évolutions soient décrites dans des documents et en règle générale incluent un certain nombre d'informations avant d'être soumises à la commission de gestion de la configuration. On reconnait ici l'activité dite de "gestion des anomalies"
Instruction de la demande d'évolution.
Approbation de l'évolution demandée.
Mise en oeuvre et vérification de l'évolution approuvée.


 Procédure d'enregistrement de l'état de la configuration.
type de données normalement enregistrées.
figure 1

Présentation des informations.
Identification
Intitulé
Date
Etat de validité
Etat d'avancement (étudié, réalisé,produit) 

Procédure d'audit de la configuration.
cf Audit du système de gestion de la configuration.

 Plan de gestion de la configuration.

 Audit du système de gestion de la configuration.
vérifier que le système de configuration existe et satisfait aux exigences spécifiées.
déterminer la conformité de l'éxécution de la gestion de configuration avec les procédures décrites dans le plan de gestion de configuration correspondant.

SOA ou le myte de l'intégration des applications d'entreprise.

J'ai recement lu un article (certe plus tout jeune) intitulé "SOA ou Entreprise Architecture ? la réponse d'Henri Chelli". Je laisse ici une copie de mon commentaire.

"

Bonjour.

Je n'ai pas eut l’occasion de lire cet article de 01DSI mais il me semble mettre le doigt sur un point qui m’apparaît extrêmement stratégique et passionnant : l’interface entre l’activité métier de l’entreprise et le service informatique censé l’assister au travers de son système d’information.
Une première réflexion me conduit à penser qu’il n’est pas étonnant de constater des différences structurelles entre l’organisation du métier de l’entreprise et son activité informatique puisque la première précède (et parfois depuis longtemps) la seconde. Ensuite il me vient à l’esprit le fait que puisque les systèmes d’information se sont greffés aux composantes métiers de l’activité de l’Entreprise, ils auraient du s’y adapter parfaitement, car postérieures à eux et donc susceptibles d’y puiser toute l’information utile pour répondre parfaitement au besoin. Mais finalement je conclus par une analyse en plusieurs points.

Premièrement, et c’est un point capital à mon avis, rares sont les métiers qui ne changent pas dans leurs activités et donc dans leurs besoins. Aussi le problème de maintenir une parfaite cohésion entre l’activité métier d’une entreprise et son traitement d’assistance par l’informatique devient de plus en plus inextricable. Car l’informatique est rapidement devenu un métier à part entière (à 35 ans, je ne l’ai pas vécu personnellement, mais il est facile de le constater aujourd’hui) qui lui même doit faire face à une forte dynamique des marchés, des métiers, des techniques. Le métier de l’Entreprise et son informatique sont deux mondes dont la plasticité structurelle inhérente conduit inévitablement à ce que j’appelle des « frictions d’interfaces ».

Le Second point s’intéresse à la notion de « verticalité » dans la diffusion de l’information au sein des organisations. On l’observe assez bien il me semble, dans la difficulté qu’éprouvent bon nombre de structures européennes (pour ne pas dire française) à adopter des méthodologies comme ITIL, CMMI, ou bien COBIT qui issues d’une culture plus anglo-saxonne, prônent (ou bien prennent appuis sur) une bonne dose de « transversalité ». Je me souvient avoir longuement discuté, et à plusieurs reprises au cours de ma carrière (longue de seulement 9 ans), du « schisme » inhérent au rapprochement des deux notions « Communication Top/Down & Bottom/Up » et distinction la distinction (encore une fois très française) MOE/MOA.

Enfin, et ce sera mon troisième et dernier point, je ne peu m’empêcher de discerner un certain vice dans le rapprochement que certains font entre le métier de l’informatique et la notion d’information. Je suis d’avis que « le système d’information à proprement parler » existait bien avant l’avènement de l’informatique, et que l’entreprise utilisait déjà un ensemble « d’outils » dédiés au traitement de l’information que l’on aurait déjà pu qualifier de système d’information et qui n’étaient pas forcément électroniques. Considérer l’informatique simplement comme un outil d’aide au traitement de l’information ne traduit pas sa composante créatrice et transformatrice de l’ensemble du circuit. Soit il s’agit d’un banal outil d’aide au traitement de données (informatique de gestion) et a ce moment là on ne peut lui reprocher la mauvaise communication, organisation du « métier » de l’entreprise. Soit il s’agit du système qui régit l’ensemble de l’information et alors il convient de transformer en profondeur bon nombre des mentalités (des structures, et des méthodes) du monde de l’entreprise. Mais il me semble que cela est en train de se produire.

"

vendredi 15 juin 2007

A propos de la gestion de configuration logicielle.

La gestion de configuration et plus particulièrement la gestion de configuration logicielle est une activité bien connu des informaticiens, même si (de mon point de vue) elle n'est pas toujours bien comprise. J'ai souvent croisé des responsables de pôles d'activités qui confondait GCL et "gestion des versions". D'un autre coté, nos amis américains plus matures en matière de méthodologie (certains diront plus friants), risquent d'embrouiller bien des esprits en y ajoutant des couches telles l'A.L.M. (Application Lifecycle Management), S.C.C.M. (Software Change and Configuration Management) en plus des traditionnels SCM et SDL.

Essayons succinctement d'y voir plus clair.

Principe de la GCL.

Les grandes lignes de la gestion de configuration sont définies par une norme européenne EN ISO 10007 adoptée par le CEN (comité européen de normalisation) le 24-07-1996. Elle s'inscrit dans une démarche de management de la qualité.
Il s'agit d'un guide qui fournit un ensemble de lignes directrices pour améliorer les résultats dans le domaine du génie logiciel.

La gestion de la configuration est une discipline de management qui consiste à appliquer des règles techniques et administratives au développement, à la production et au soutien, dans tout le cycle de vie d'un article de configuration

La gestion de la configuration fait partie intégrante de la gestion du cycle de vie (cf références informatives ISO). La gestion de la configuration a pour objectif principal de formaliser et de présenter de manière claire et complète la configuration du produit à un instant donné et l'état d'accomplissement des exigences physiques et fonctionnelles. Elle a également pour objectif d'aider quiconque impliqué dans le projet, à quelque point du cycle de vie que ce soit, à disposer d'une documentation correcte et exacte.

Processus de gestion de la configuration.

  • Identification de la configuration.
  • Maîtrise de la configuration.
  • Enregistrement de la configuration.
  • Audit de la configuration.

Il convient d'organiser la gestion de la configuration en attribuant des responsabilités clairement établies et en lui donnant l'indépendance et l'autorité suffisante pour atteindre les objectifs qui lui sont fixés.
Les directives, les activités et les règles de gestion de la configuration spécifiques d'un programme ou d'un projet particulier, sont définies dans un plan de gestion de configuration.

 

Domaine d'application.

La norme ISO 10007 doit être considéré comme une aide au management des projets depuis la conception jusqu'au retrait de service des produits en passant par plusieurs phases.
Ces phases sont :

  1. l'étude
  2. le développement
  3. l'approvisionnement
  4. la production
  5. l'installation
  6. l'utilisation
  7. la maintenance.

Aujourd'hui.

La nature particulièrement dynamique des systèmes d'information (je parle souvent pompeusement de "structuro-plasticité des SI") à forcé le passage vers des notions plus globales. La gestion du cycle de vie de l'application, en y incluant la maîtrise des demandes de changement s'est très top immissée au sein des progicielles de gestion de configuration. De tel sorte que l'on envisage souvent la gestion d'un SI comme celle d'une énorme application (un meta logiciel en quelque sorte), soumise continuellement à des demandes de changements. Demandes arbitrées par plusieurs commissions et qui finalement conduisent à un impacte (idéalement contrôlé) sur le code même de la dite application. Nous sommes ici dans l'A.L.M. ou le S.C.C.M.

vendredi 27 avril 2007

Bienvenue.

Bonjour à tous et bienvenue sur ce site.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous y trouverez mon humble témoignage, quelques idées, et vos remarques sur l'activité de Gestion de Configuration Logicielle, ainsi que sur celle de la Conduite du Changement dans les organisation IT. On constate bien souvent que ces deux activités sont mal comprises (voire ignorées) et par voie de conséquence, mal maîtrisées.

Je suis un consultant indépendant de 35 ans, qui a exercé cette activité pendant plus de 10 ans, dans des contextes internationaux bien différents. J’ai exercé la fonction de Responsable de Gestion de Configuration et de Responsable de la Gestion des Changements dans plusieurs organisations internationales et je continue aujourd’hui de m’intéresser à ces activités extrêmement stratégiques pour les entreprises comportant un vaste département IT.

Comme introduction, je propose un détour sur le site de "CM crossroad", qui fait sûrement référence en la matière, tout du moins en ce qui concerne la Gestion de Configuration. Vous le trouverez sur ce lien.

Bonne lecture.