SOA ou le myte de l'intégration des applications d'entreprise.
Par Frédéric MARIE-JOSEPH le jeudi 28 juin 2007, 01:45 - Lien permanent
J'ai recement lu un article (certe plus tout jeune) intitulé "SOA ou Entreprise Architecture ? la réponse d'Henri Chelli". Je laisse ici une copie de mon commentaire.
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Bonjour.
Je n'ai pas eut l’occasion de lire cet article de 01DSI mais il me semble mettre le doigt sur un point qui m’apparaît extrêmement stratégique et passionnant : l’interface entre l’activité métier de l’entreprise et le service informatique censé l’assister au travers de son système d’information.
Une première réflexion me conduit à penser qu’il n’est pas étonnant de constater des différences structurelles entre l’organisation du métier de l’entreprise et son activité informatique puisque la première précède (et parfois depuis longtemps) la seconde. Ensuite il me vient à l’esprit le fait que puisque les systèmes d’information se sont greffés aux composantes métiers de l’activité de l’Entreprise, ils auraient du s’y adapter parfaitement, car postérieures à eux et donc susceptibles d’y puiser toute l’information utile pour répondre parfaitement au besoin. Mais finalement je conclus par une analyse en plusieurs points.
Premièrement, et c’est un point capital à mon avis, rares sont les métiers qui ne changent pas dans leurs activités et donc dans leurs besoins. Aussi le problème de maintenir une parfaite cohésion entre l’activité métier d’une entreprise et son traitement d’assistance par l’informatique devient de plus en plus inextricable. Car l’informatique est rapidement devenu un métier à part entière (à 35 ans, je ne l’ai pas vécu personnellement, mais il est facile de le constater aujourd’hui) qui lui même doit faire face à une forte dynamique des marchés, des métiers, des techniques. Le métier de l’Entreprise et son informatique sont deux mondes dont la plasticité structurelle inhérente conduit inévitablement à ce que j’appelle des « frictions d’interfaces ».
Le Second point s’intéresse à la notion de « verticalité » dans la diffusion de l’information au sein des organisations. On l’observe assez bien il me semble, dans la difficulté qu’éprouvent bon nombre de structures européennes (pour ne pas dire française) à adopter des méthodologies comme ITIL, CMMI, ou bien COBIT qui issues d’une culture plus anglo-saxonne, prônent (ou bien prennent appuis sur) une bonne dose de « transversalité ». Je me souvient avoir longuement discuté, et à plusieurs reprises au cours de ma carrière (longue de seulement 9 ans), du « schisme » inhérent au rapprochement des deux notions « Communication Top/Down & Bottom/Up » et distinction la distinction (encore une fois très française) MOE/MOA.
Enfin, et ce sera mon troisième et dernier point, je ne peu m’empêcher de discerner un certain vice dans le rapprochement que certains font entre le métier de l’informatique et la notion d’information. Je suis d’avis que « le système d’information à proprement parler » existait bien avant l’avènement de l’informatique, et que l’entreprise utilisait déjà un ensemble « d’outils » dédiés au traitement de l’information que l’on aurait déjà pu qualifier de système d’information et qui n’étaient pas forcément électroniques. Considérer l’informatique simplement comme un outil d’aide au traitement de l’information ne traduit pas sa composante créatrice et transformatrice de l’ensemble du circuit. Soit il s’agit d’un banal outil d’aide au traitement de données (informatique de gestion) et a ce moment là on ne peut lui reprocher la mauvaise communication, organisation du « métier » de l’entreprise. Soit il s’agit du système qui régit l’ensemble de l’information et alors il convient de transformer en profondeur bon nombre des mentalités (des structures, et des méthodes) du monde de l’entreprise. Mais il me semble que cela est en train de se produire.
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